Trame noire : le Parc reconquiert les étoiles
Publié le 8 janvier 2026
En l’espace de dix ans, la qualité du ciel étoilé sur le Parc des Grands Causses s’est considérablement améliorée : de 1,3% en 2014 à 66,3% en 2024. Ces chiffres proviennent d’une étude réalisée par DarkSkyLab dans le cadre de la charte qui lie les partenaires de la Réserve internationale du ciel étoilé (RICE) du Parc national des Cévennes, dont le Parc naturel régional et la Ville de Millau.
Cette charte partenariale, signée en novembre 2024, porte l’ambition de réduire de 50% la pollution lumineuse et de 60% les consommations d'énergie et émissions de gaz à effet de serre dues à l’éclairage public d’ici 2030, en intégrant de façon systématique les enjeux de biodiversité et de pollution lumineuse.
Une étude menée en 2024, sous l’égide de l’Ipamac, à l’échelle de six parcs naturels régionaux du Massif central, confirme le bien-fondé et l’urgence de cette ambition. Elle révèle l’impact des nuisances lumineuses de nuit sur les chauves-souris et, plus spécialement sur les espèces lucifuges (menacées et identifiées Natura 2000) : diminution de leur territoire de chasse, fragmentation de leurs corridors écologiques. A l’inverse, l’extinction totale des luminaires en été (notamment en période de mise bas et d’élevage) se traduit par un regain de l’activité des lucifuges et par le rétablissement de leurs corridors de vol. Les extinctions partielles n’ont pas, et de loin, la même incidence.
Les résultats de l’étude incitent à généraliser l’extinction totale en été, à privilégier des éclairages jaunes-orangés de faible puissance et à renforcer la prise en compte de la biodiversité nocturne dans la gestion de l’éclairage public.
La trame noire du massif central