Les filières locales

Structuré autour de la filière Roquefort, le territoire du Parc des Grands Causses est constitué de nombreuses filières économiques non délocalisables valorisant ses ressources naturelles, renouvelables et savoir-faire. 


L'agriculture paysanne & plurielle 

Notre Parc des Grands Causses se trouve au sein de l’aire de production de l’AOP Roquefort, qui est bien plus vaste que le village éponyme où sont situées les caves d’affinage de ce roi des fromages. Aussi, l’élevage des brebis de race Lacaune est prédominant !

En plus de la viticulture et de l’arboriculture, le paysage agricole se diversifie : apiculture, maraîchage, plantes aromatiques, élevage de volailles, de bovins, de chèvres angora, production de bière artisanale, trufficulture... 

De l’agriculture découlent des filières locales de transformation et de vente. Les marchés, hebdomadaires ou saisonniers, sont force d’attractivité pour les villages et contribuent au « bien manger » local.





Les cuirs & peaux bien tannés 

Millau s’est taillée une réputation internationale avec ses gants ! Au cœur d’un écosystème qui va de l’élevage ovin jusqu’à l’industrie des cuirs et peaux, la Ville a connu près d’un siècle de prospérité grâce à la confection gantière, jusqu’à la fin des années 1960. Aujourd’hui, des tanneries, des mégisseries, des ateliers et manufactures de gants témoignent de la force de cette tradition millavoise mais aussi de sa capacité à se réinventer.

Et puis, du Lévézou au Lodévois en passant par la vallée de la Sorgues, nombre d’artisans d’art, gantiers, maroquiniers, selliers, créateurs, incarnent eux aussi l’excellence et l’actualité de la filière cuirs et peaux sur l’ensemble du Parc.


Depuis 2023, les savoir-faire liés à la ganterie en Pays de Millau sont inscrits à l’inventaire du Patrimoine culturel immatériel français. Une étape vers une candidature, actuellement en projet, à l’inscription sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité (Unesco).




La laine reprend le fil de son histoire

La filière laine renoue les fils d’une foisonnante histoire, commencée il y a bien longtemps ! Au Moyen Âge, les troupeaux de brebis des causses ont fourni la laine nécessaire aux drapiers languedociens. L’industrie du drap à Lodève a connu son apogée au XVIIe siècle, quand le cardinal de Fleury a obtenu, pour sa cité natale, le monopole de la production drapière pour l’infanterie royale. Plus largement, la laine a longtemps été une source de revenus pour les éleveurs, avant de tomber en désuétude et, faute de transformation, de devenir une charge. Mais depuis 2022, une belle initiative rend à nouveau possible sa valorisation. La Filature Colbert, à Camarès, fabrique du paillage horticole et de l’isolant à partir du produit de la tonte.







La viticulture 

Les vins « Terrasses du Larzac » et « Côtes de Millau » sont tous deux le fruit de l’obstination de vignerons qui, il y a trente ans, ont relancé des vignobles tombés en déshérence en raison du phylloxéra puis de l’exode rural. Déguster ces vins aux tanins soyeux, c’est aussi apprécier ces belles aventures humaines. Huit communes du Parc, sur les flancs héraultais du causse, se trouvent dans l’aire géographique de l’AOC « Terrasses du Larzac », qui est élaboré à partir des cépages de grenache noir, mourvèdre, syrah et carignan. Le vignoble de l’AOP « Côtes de Millau », dont les rouges sont formés de gamay et de syrah, s’étend sur 17 communes du Parc situées dans la vallée du Tarn.





Attention ça tourne !

Le territoire regorge de décors (paysages, patrimoine) pour le cinéma et l’audiovisuel. Le cinéaste Guillaume Pierret y a tourné en partie Balle perdue 2 et 3, Rabah Ameur-Zaïmeche a réalisé Les Chants de Mandrin dans les Grands Causses, la comédie préhistorique RRRrrr !!! d’Alain Chabat a été tournée sur le Larzac héraultais. Saint-Rome-de-Tarn a accueilli des scènes de Fanfan la tulipe de Gérard Krawczyk, Vézins-de-Lévézou des séquences de C’est quoi la vie ? de François Dupeyron...
Le Parc des Grands Causses possède une belle filmographie, rehaussée encore par les films du cinéaste aveyronnais Alain Guiraudie : Du soleil pour les gueux, Rester vertical, Miséricorde. L’agence régionale Occitanie Culture, le Département à travers son programme « Aveyron terre de tournages » et l’association Aveyron Cinéma œuvrent à la promotion des décors du territoire et à l’accueil de tournages.





Rayonnement culturel

Sur le territoire du Parc, la vitalité culturelle en milieu rural est bel et bien une réalité ! Le Millau Jazz Festival et le festival des musiques sacrées et du monde à l’abbaye de Sylvanès sont des événements de la saison d’été.

Tout comme, à Lodève, le festival des arts vivants Résurgences qui, le reste de l’année, essaime dans les villages alentours. De septembre à mai, le Théâtre de la Maison du Peuple de Millau valorise le spectacle vivant et l’amène aussi dans les villages. Plusieurs communes et communautés de communes sont dotées de solides équipements culturels : médiathèques, cinémas, salles de théâtre. S’y ajoutent de remarquables musées, qu’il s’agisse de ceux de Lodève et Millau ou de celui, insolite, des « Arts buissonniers » à Saint-Sever-du-Moustier.






La terre cuite

La terre cuite est inspirante ! De nombreux potiers- céramistes ont installé leur atelier dans une commune du Parc des Grands Causses, modelant l’argile jusqu’à obtenir des créations aussi utiles qu’originales.

Ce faisant, ils perpétuent le geste des potiers de La Graufesenque, site archéologique de Millau, dont la vaisselle sigillée s’est exportée au Ier siècle dans tout l’Empire romain. Ils se rattachent aussi aux potiers de Saint-Affrique sous l’Ancien Régime, aux fabricants de faïsselles (moules à fromage) en argile grise de la haute vallée de la Dourbie ou aux anciens ateliers de faïence fine du Lodévois.





L'usage perpétué de la pierre 

La lauze calcaire et la pierre sèche sont les matériaux emblématiques de l’architecture des causses, des rougiers et des monts. Mais elles ne se trouvent pas à tout bout de champ. La lauze naturelle est aussi peu répandue que... le savoir-faire des bâtisseurs en pierre sèche ! Car assembler des pierres sans béton ni mortier, pour construire des
jasses, des caselles ou des murets de terrasses, relève d’une technique ancestrale devenue, aujourd’hui, un vrai secret de fabrication. Essayez donc ! Les Artisans bâtisseurs en pierres sèches proposent des formations au public. Leur association participe, en lien avec le Parc, à la relance active de la filière pierre sous l’égide de la Région Occitanie.





Ce bois dont on se chauffe 

Au sein du Parc des Grands Causses, dont la forêt couvre 44% de la superficie, la société d’économie mixte Causses Energia construit, finance et exploite des réseaux de chaleur et des chaufferies bois-biomasse.

Elle a montré de quel bois elle est faite en réalisant, dès sa création, le réseau de chaleur urbain de Saint-Affrique, long de 5,5 km. L’émergence de la filière bois- énergie rejaillit sur l’économie locale : scieries, fournisseurs de plaquettes forestières. Elle dessine un cercle 100% vertueux : le développement d’une énergie renouvelable, la gestion durable des forêts du territoire, une diminution des dépenses de chauffage pour les abonnés (habitants, collectivités locales).