Le bulletin hydrologique de janvier 2024

Les précipitations arrivées à l’automne ont fait office d’éclaircie au terme d’une année 2023 où les débits de certaines sources ont atteint des niveaux historiquement bas. Elles n’ont cependant eu qu’un effet relatif sur la recharge des masses d’eaux souterraines. 

Conséquence d’une situation déficitaire débutée en 2022, le mois de janvier 2023 accusait déjà des niveaux comparables à ceux d’un mois de juin. Ce n’est qu’après un mois de mars excédentaire, où le volume de précipitations a excédé de 96% la moyenne habituelle, que les déficits d’un hiver doux et sec avaient été résorbés en partie - correctement au nord du Parc naturel régional des Grands Causses sur le Ségala à Lapanouse-de-Sévérac et insuffisamment plus au sud sur le Durzon à Nant. Peu propices à la recharge des aquifères, les mois suivants, avril (déficit de 31%), et l’été 2023 où la pluviométrie n’avait pas dépassé les 73,2 mm, avaient laissé apparaître aucune progression notable. 

À l’automne, les pluies d’octobre (74,1 mm, -7%), de novembre ( 112,7 mm, +53%) et de décembre (59,5 mm, - 3%)*, avaient clôturé l’année avec un cumul annuel de 717 mm de précipitations, soit un déficit pluviométrique de 2% en comparaison à une année moyenne.  

Malgré une fin d’année 2023 favorable et l’épisode neigeux du début de mois de janvier 2024, les débits demeurent déficitaires et quelques disparités subsistent entre le secteur nord et sud. Sur la source du Ségala, l’hydrologie est légèrement en deçà d’une année moyenne, alors que sur le Durzon et le Cernon, les données sont comparables à une situation d’étiage hivernal.  

Seules des précipitations abondantes dans les mois à venir pourront permettre une recharge des masses d’eaux souterraines.

 *données de la station météo de Soulobre à Millau